Je n'ai plus conscience du temps, et de l'espace qui m'entoure. Plus aucun facteur extérieur n'arrive à m'atteindre, je me noie dans une semi-transe dans un torrent d'encre noir au gout glaireux.
" J'ai peur du vide.
- Alors ne regarde pas en bas.
- Non ... j'ai peur du vide qui est en moi. "
Le petit gamin n'a pas voulu sortir du ventre de sa mère .. il voulait y rester, bien au chaud, peut être qu'il savait ce qu'il attendait dehors. Il s'est dit que s'il ne pleurait pas, on le prendrait pour mort, qu'il soit jeté à la poubelle, ou qu'on le remet dans le ventre. Mais le médecin lui a tappé les fesses, et il fut obliger de pleurer.
Ca y est, je suis né. Je crois que c'était à ce moment là. Tout de suite je me suis fait remarqué par cette différence innée. Pourquoi n'ai je pratiquement aucun souvenir d'enfance ? D'innocence ?
" tu as été adulte avant d'être un enfant, c'est bien ça le problème "
Premier jour d'école de ma vie. Le signe d'une première séparation avec ma maison, ma mère. Signe d'un nouveau contact avec ceux que je ne comprendrais jamais. Les gens. Ils sont là les gens ils sont partis, ils sont vraiment nés eux. Ils ont pleurés. On a pas eu besoin de les taper. Ils me regardent, ils rigolent, moi ça me fait peur quand on rigole sans que j'en vois une raison particulière. Je me mis à pleurer. Une première folie qui allait laisser place à de nombreuses autres. Tout de suite c'est la panique, on me renvoit chez moi. On réessaiera la prochaine fois. Puis plus rien. Il fallait que je m'intègre. Je suis devenu l'un des leurs, j'ai adopté leur doctrine du parfait petit bambin, cruel avec ses petits camarades. Les années passent et plus il est difficile de continuer ce jeu du gamin standard. C'est à partir de ce moment là que mon instinct et mon corps se révulsa, et me cria de ne plus marcher comme un petit soldat. Mais le monde fait pression sur moi, c'est un combat entre le standard humain et mon âme hurlante. Je me renferme, ne sachant plus comment réagir. Il est de plus en plus difficile pour moi de me faire des amis. Epoque du collège. C'est le sommet de la crise. Là on l'on connait les premières " vrais " petites bagarres, les premiers amours, première cuite pour les plus chanceux. Il fallut pourtant que je m'accroche, quitte à ce que je sois seul. Je ne l'ai point été heuresment. Le combat fait rage à l'intérieur de moi. Je dois m'inventer une nouvelle vie mais comment faire ? Cela commence par l'échec scolaire, une insociabilité flagrante, une fragilité créatrice pourtant. Le premier amour. Qui a duré certe. Mais ma schisophrénie chimière me pousse dans un trou noir accroché aux griffes de celle qui aura été la première a souillé ma vie. Une première trahison. Encaissé. Une deuxième. C'est la fois de trop. Première tentative. Echouée. Un faux semblant de nouveau départ, de bonnes résolutions pour l'avenir. Un nouvel établissement. Pour devenir un apprenti de la vie dure, la vrai, celle on l'on bosse, ou on se bouge le cul. Mais le combat intérieur fait rage à nouveau. C'est la révolte. Nouvel échec. Retour à la case départ.
Et me voilà aujourd'hui encore une fois face à ce constat. Cette culture de la différence, et de l'indifférence. Ce monde qui m'entoure, ces gens, je me met à tous les haïr pour des raisons plus ou moins valables. Ils me dégoutent, les faits sont là implacable, rien ne peut y changer et pourtant ma colère s'enflamme. Je préfère rester seul. Ce vide. à l'intérieur de moi ce vide. Ce tronc béant infesté. Une solitude que je chérie et que je méprise. Aujourd'hui je suis le fruit d'un combat perdu d'avance.
Vous ne me connaissez pas ? mais si bien sur. Imaginez votre classe de lycée. C'est le gars au fond dans le coin de la salle. Il est gentil, très, trop, mais il fait pitié comme vous dites. Il parle jamais, il est timide. Il est chiant. Il écrit tout le temps, il ne fait que ça. Il aime les choses que vous détestez, et il déteste ce que vous aimez. Il n'est jamais là. Toujours ailleurs dans un autre monde qu'il a façonné de ses maux. Il n'a jamais voulu s'intégrer et faire comme vous. Et ça, ça vous énerve. ça vous énerve parce que tout le monde doit être pareil, ça va vous énerve parce que vous ne savez rien de lui, vous ne pouvez pas savoir ce qu'il a fait ce weekend, vous n'avez aucun petit potin sur lui, et comme vous vous faites chier, vous en avez besoins. Alors ? Alors vous les inventez de toute pièce, les rumeurs les plus folles à son sujet circule, c'est un suicidaire, un drogué, un mec pas clean dans sa tête au moins. Pourtant. Quand vous êtes tout seul, il est là, il vient vous voir et il viens vous parler, et il vous sourit. Et vous lui render. Mais quand il tourne le dos, vous attendez le bon moment pour le poignard...
Oui je suis celui là. Celui qui ne parle pas. Mais il vous écoute. Il sait. Ne faites pas atention à cette enveloppe extérieur qui fait de moi ce que vous pensez voir. à l'intérieur je suis une tout autre personne, qui peut s'exprimer librement que par écrit. Si vous voulez lui parler il faut lui écrire, ou alors gagner sa confiance. Cela est difficile...
Le combat de ma vie, est de combattre ce vide qui me pourrit de l'intérieur, de rencontrer des gens comme moi, qui ont leurs richesses dans leur tête. Je veux trouver l'alliance, le pont qui relie mon monde, et le votre. Trouver un moyen de communication avec vous. Qu'on puisse enfin se comprendre, et s'aimer enfin ...
Pourtant ...
Quelqu'une ... est tombée amoureuse de moi.
Je vois votre sourire, vous riez bien, mais c'est bien la vérité.
Un amour transcendant. La femme de ma vie. Celle que j'ai toujours rêver de rencontrer, mon âme soeur, celle qui après des combats d'amour, arrivera à vaincre et terrasser ce vide qui me tue un peu plus chaque jour. Implacablement.
Elle y arrivera j'en suis sur. Elle détient la clef de mon intérieur et de mon coeur, qui est dans un piteux état, éparpillé, ricochant dans mon corps.
Ceci était un bien piètre récit, qui est un résumé de cette vie qui est la mienne. Vous connaissez l'auteur de ce monde à présent. Quel effet ça fait ? j'aimerais bien le savoir. Mais mon apparence misanthrope que je montre sur mon profil ou au début de mon blog rebutte la plupart des humains standards ici présent ^^ c'est dommage qu'ils ne soient pas assez curieux. Je sais que je peux apprendre des gens, et que je peux leur apprendre des choses sans vouloir me la " péter ".
Vous avez tout lu ? dans ce cas là je crois avoir trouver quelqu'un d'ouvert d'esprit, ou du moins assez curieux pour vouloir m'apprendre, un peu.
Je vous invite à laisser un commentaire, et peut être aurons nous la chance de discuter de tout et de rien. On peut toujours rêver ^^ on sait jamais !
Amis du soir, et insomniaques ...
Bonsoir.